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La préhistoire a laissé peu de souvenir sur la commune mais de nombreux sites archéologiques appelés stations au XIX siècle la bordent. Il faut accorder une mention spéciale à la station du lieu dit Saint Ennemond (sur Cercié) site néolithique, gallo-celtique puis chrétien avec sa chapelle aux fondations antérieures à l'an mille dans laquelle au grand dam de l'église se pratiquait encore il y a moins de deux siècles la peu catholique adoration d`une pierre aux vertus surnaturelles.
Pour être plus complet sur l'endroit il faut ajouter que lorsque pyzeys (ils signaient ainsi) habitaient la forte place qui deviendra le magnifique château (de Pizay), le hameau de saint Ennemond était sous leur dépendance et se trouvait ainsi dans le giron de Saint-Jean-d'Ardières. Sur Saint-Jean, on a donc retrouvé peu d'objets; dans les terrassements de la future ligne du P.L.M ouverte en 1854. Par contre on voyait encore naguère, au voisinage Sud-est de l'église (ainsi qu'à Villié-Morgon et vers le fût d' Avenas) des sections dallées de voie romaine. Cette voie à largeur variante avec le tracé (environ 2.40m en ligne droite, le double dans les virages) orientée S.E/N.O, franchissait l'Ardières dans la zone comprise entre le gué au sud-est du lotissement sivade et le lieu dit "Villars" . Elle constituait un raccourci (copendium) important en reliant suivant une ligne quasi droite la N. de la cité-étape Lunna ( cette dernière s'étendait suivant un axe NS à l'emplacement de la commanderie, commune de Taponas et le bas de Belleville ) à Toulon sur Arroux à 30 krn environ au sud de Bibracte, ancienne capitale des eduens. Oeuvre du général romain, organisateur des routes en gaulle, agrippa à qui l'on doit le pont du Gard, a laissé son nom à l 'autre route qui menait elle aussi mais parallèlement à la Saône à Bibracte et après à Autun la nouvelle capitale. Naturellement plus plate elle était plus longue car elle passait par les ports fluviaux de Macon (Matisco), de Chalon sur Saône (Cabillonum) avant de bifurquer à l' ouest en direction du mont Beuvray. A ces époques, une construction semble avoir existé à l'emplacement de l'actuel château de l'écluse. Celle-ci assure la sécurité des voies romaines au départ de Lunna. Des travaux effectués vers 1875 ont en effet révélé les substructions de trois tours disposées en triangle sous le terre plein de la façade ouest, qui donne accès à la porte principale du château de l'écluse dans son ultime version. La garnison qui l'occupait, à proximité de la voie romaine (300 m environ) pouvait le cas échéant prêter main forte à la voisine Lunna qui possédait un important grenier de blé, installé sur les ordres de l'empereur Septime Sévère. Le blé provenait de la rive gauche de la Saône. On sait qu'il traversait le gué (ou sur radeau ) de Guéreins (d'ou le nom). Les vestiges des installations disparurent avec l'aménagement de chenal nécessaire au tirant d'eau et largeur des bateaux à vapeur au début du XlX siècle.
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